Les commentaires en ligne

J’adore les commentaires

Je commence toujours par lire les plus mauvaises critiques : c’est un véritable nectar.
C’est tellement révélateur de l’époque que nous traversons. Cela illustre parfaitement la dégradation de l’humanité, ou plutôt du peu qu’il en subsiste.
Que ce soit sur les sites d’hôtels, les plateformes de réservation, les restaurants, les journaux en ligne ou les vidéos YouTube, les commentaires forment une sorte de miroir acide de notre époque.

Le commentaire comme défouloir

Les journaux en ligne rassemblent une multitude d’aspects. Que ce soit le frustré parfait qui, ne pouvant laisser un commentaire sur un article qui ne propose pas l’option, va laisser son commentaire sur un autre article qui n’a rien à voir. Mais il est content,  il s’est exprimé.
Malheureusement trop souvent dans une langue improbable qui parfois ressemble de très loin à du français.
Pourtant, à l’heure actuelle avec les correcteurs, il n’est pas très difficile d’écrire quelque chose qui soit compréhensible pour les autres ; non, certains sont tellement hargneux et frustrés qu’ils font ça vite pour soulager leur rage. Tant pis si cela ne veut rien dire, ils l’ont dit et ils comprennent ce qu’ils voulaient exprimer, en tout cas je l’espère pour eux.
Par contre, si vous, vous essayez de laisser un commentaire dans un français compréhensible avec des mots choisis en restant dans une ligne de conduite polie, le modérateur fait sauter votre commentaire car il ne répond pas à l’éthique du site. A croire que tout est mis en place pour favoriser le déversement de cette haine farouche.

Petite galerie des commentateurs

Les hargneux permanents, ceux que seules la méchanceté et la rage font avancer, sont en continu au bord de l’explosion tellement ils sont frustrés, jaloux, la vie les a oubliés et seule la haine déversée dans les commentaires arrivera, peut-être, à les calmer un petit peu.  
Les colériques, ceux pour qui la vie n’est qu’un long flot de raleries, pour tout et rien, ceux-là  sont assez facilement repérables sur les sites de réservation d’hôtels, ils sont en permanence à l’affût de la moindre chose à propos de laquelle ils vont pouvoir se plaindre :   
il n’y a pas de télévision, et alors, il fallait lire le descriptif au complet, c’était probablement mentionné, il n’y a pas de parking, ça aussi c’était probablement mentionné, comme la chambre trop petite ou bruyante, forcément avec une chambre à 35 euros la nuit et de 12 m2, il ne fallait pas espérer une suite. Le coussin n’était pas assez moelleux, c’est un hôtel, pas un palace, l’hôtel est mal situé, il existe un outil assez pratique qui s’appelle Google Maps et qui permet de se faire une idée de l’emplacement dudit hôtel.
Il y a aussi ceux qui laissent des commentaires toujours mauvais, toujours dans la critique. Une fois que vous en avez repéré un, vous pouvez aller sur son profil : vous verrez, il est en permanence mécontent et se plaint de tout et de rien, la plupart du temps pour des foutaises.
Les commentaires des journaux sont parfois déplorables.
Si vous trouvez l’article nul et stupide, ne le lisez pas.
Si le sujet ne vous intéresse pas, laissez aux autres le choix de s’y intéresser ou non. Ils n’ont pas besoin de votre avis debile pour se faire une idée.

La liberté d’expression ayant des limites à respecter

Consumers or customers give a five-star rating for the highest satisfaction from the experience of using the review for the quality of the online application smartphones, business reputation rankings.

Un débat sur la gestion des commentaires par deux spécialistes.

Statistiques des messages haineux sur les réseaux sociaux

Source: Observatoire européen de la haine en ligne • L’indice reflète la note moyenne des messages analysés, évaluée de 0 (sans danger) à 1 (extrêmement haineux)

Un site de la police pour dénoncer la haine en ligne

Sources utilisées

  1. Office fédéral de la statistique / admin.ch, « Utilisation d’Internet dans les ménages en 2023 » : 60 % des 15–29 ans en Suisse déclarent avoir été confrontés à des discours de haine en ligne au cours des trois mois précédant l’enquête.
  2. Bodyguard, Observatoire des interactions en ligne 2026, relayé par CB News et le Blog du Modérateur : 14,3 milliards de commentaires analysés en 2025, dont 182 millions classés comme toxiques.
  3. Blog du Modérateur / Bodyguard : répartition des formes de toxicité, notamment insultes, haine directe, racisme, LGBTQIA+phobie et bodyshaming.
  4. Fédération romande des consommateurs : rappel du rôle de la Loi contre la concurrence déloyale en Suisse contre les informations commerciales trompeuses ou inexactes.
  5. DGCCRF / economie.gouv.fr : définition des pratiques commerciales trompeuses et rappel des sanctions pénales possibles en France.